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avr 16
Mercredi

E-Books, création, diffusion et monétisation

Filed under Dossiers, Divertissement numérique/E-Books et littérature numérique, Non classé

2008 sera l’année de l’E-Book !

Nombreux sont les média, blogs et experts du Web à annoncer le développement tant attendu du livre électronique cette année. Malgré, certes, l’apparition de nouvelles machines et de nouveaux formats, rien ne semble pourtant indiquer que cette année sera plus décisive que la précédente et que nous allons devoir commencer à brûler les éditions papiers de nos livres préférés. En fait, l’annonce sonne comme une mélodie entendue mille fois. Je me souviens de discussions passionnantes dans les pages de Wired Magazine en 1996. Depuis, bien des choses se sont passées mais la révolution des usages est encore et toujours en panne. Alors qu’en est-t-il vraiment de l’eBook en 2008 ? Un nouveau rendez-vous manqué ? Une étape charnière ? Le lecteur y trouvera-t-il son compte ? Quels sont les offres du marches, les formats disponibles, les contraintes techniques? L’eBook est-t-il un support de distribution intéressant pour les auteurs reconnus comme pour les jeunes pousses ? Autant de questions auxquelles nous avons essayé de répondre avec ce dossier.

Avant de nous pencher sur ce que nous réserve le l’eBook en 2008, un court historique s’impose. Il faut bien reconnaître que si les usages ne se sont pas encore installés, les efforts en termes d’innovations et d’expérimentations sont nombreux. En témoignent ces quelques dates clés :

Historique
Le “Livre électronique” ou “Electronic Book” (E-Book) a connu bien des appellations. Du livre interactif jusqu’au livre-écran en passant par le livre multimédia, la liste est longue. Si l’on s’accorde sur les mots, le livre électronique a encore aujourd’hui des définitions bien différentes les unes des autres. On peut par exemple légitimement se demander s’il s’agit encore vraiment d’un livre au sens commun qu’on lui rapporte. En effet, certains livres électroniques sont complètement multimédia, ils intègrent de la vidéo, de la musique et des effets sonores, des commentaires audio, des images cliquables, des animations… Parfois l’interactivité et les interfaces renforcent cette impression d’éloignement du support original.

1984 – 1er livre électronique
Le premier livre électronique digne de ce nom pourrait être attribué aux éditions Voyager créées en 1984 aux USA. Combinant les technologies et usages du CD-Rom et des liens hypertextes, ils lancèrent plusieurs collections de documents sur disques vidéo pilotés par ordinateur avant de créer “l’Expanded Book“. Ce dernier peut, à juste titre être considéré comme le premier livre électronique ou comme son principal ancêtre. Parmi les premiers titres de la collection, on trouvait déjà Madame Bovary, Alice au pays des merveilles ou encore La Recherche du temps perdu. A l’époque, un progiciel permettait déjà au grand public de créer ses propres “Expanded Books“.

1991 – L’Unicode Consortium
Créé en janvier 1991, l’Unicode Consortium a pour tâche de développer l’Unicode, un système d’encodage “universel“. Ce système est lisible quels que soient la plateforme, le logiciel et la langue utilisés. L’Unicode peut traiter 65,000 caractères uniques et prendre en compte tous les systèmes d’écriture de la planète. Il remplace progressivement l’ASCII (American Standard Code for Information Interchange), autre système d’encodage qui ne pouvait traiter que 128 caractères, et donc uniquement l’Anglais.

1993 – La Bibliothèque Universelle
Créée en avril 1993, l’ABU (Association des Bibliophiles Universels) met en place La bibliothèque universelle. C’est la première bibliothèque numérique francophone à voir le jour. Créée dans un cadre associatif, ses membres bénévoles scannent ou dactylographient eux-mêmes des œuvres francophones du domaine public.

1993 – Adobe Acrobat Reader
En juin 1993, Adobe lance l’Acrobat Reader, premier logiciel de lecture qui permet de lire des documents au format PDF (Portable Document Format). Le principal point fort de ce format est de conserver la présentation du document d’origine. Le format PDF devient la norme internationale de diffusion des documents électroniques. En 2001, Adobe lance un Acrobat Reader pour assistant personnel (PDA), utilisable sur le Palm Pilot (en Mai 2001) puis sur le Pocket PC (en Décembre 2001). En Mai 2003, l’Acrobat Reader devient l’Adobe Reader.

1995 - EDITEL
En avril 1995, Pierre François Gagnon, crée Editel, l’un des premiers sites Web consacrés à l’édition littéraire francophone. Après avoir été le premier site Web d’auto-édition collective de langue française, Editel devient un site d’édition électronique à but non commerciale.

1995 – Amazon.com
En juillet 1995, Jeff Bezos crée aux USA la librairie en ligne Amazon.com. Suite à une étude de marché démontrant que les livres sont les meilleurs “produits” à vendre sur l’internet, Amazon.com débute avec seulement dix salariés et trois millions d’articles. En 2007, Amazon.com accueillait plus de 50 millions de visiteurs chaque mois.

1996 – Le DAISY Consortium
Fondé en mai 1996, le DAISY (”Digital Accessible Information System“) Consortium est un groupe international chargé d’assurer la transition entre le livre audio analogique (sur bande magnétique ou sur cassette) et le livre audio-numérique. Sa tâche est de définir une norme internationale, de déterminer les conditions de production, d’échange et d’utilisation du livre audio-numérique, et enfin d’organiser la numérisation du matériel audio à l’échelle mondiale. La norme DAISY se base sur le format DTB (Digital Talking Book).

1996 - CyLibris
Fondé en août 1996 en France par Olivier Gainon, CyLibris est le pionnier francophone de l’édition électronique commerciale. CyLibris est la première maison d’édition à utiliser l’Internet et le numérique pour publier de nouveaux auteurs littéraires. Vendus uniquement sur le Web, les livres sont imprimés en flux tendu et envoyés directement au client.

1996 - @Folio
En octobre 1996, l’architecte et designer, Pierre Schweitzer crée le concept d’@folio dans le cadre d’un projet de design déposé à l’Ecole d’architecture de Strasbourg. Défini comme un baladeur de textes ou encore comme un support de lecture nomade, @folio permet de lire des textes glanés sur l’internet. De petite taille, il cherche à mimer, sous forme électronique, le dispositif technique du livre, afin d’offrir une mémoire de fac-similés reliés en hypertexte. En juillet 2002, Pierre Schweitzer fonde la start-up iCodex pour promouvoir son projet. En 2007, la commercialisation d’@folio n’est toujours pas une réalité alors qu’il est devenu compliqué de se procurer le fameux Kindle d’Amazon qui reprend le concept de base d’@Folio.

1997 – E-Ink
En avril 1997, des chercheurs du Media Lab du MIT (Massachusetts Institute of Technology) créent la société E-Ink afin de développer et commercialiser une technologie d’encre électronique. Très schématiquement, la technologie est la suivante: Prises entre deux feuilles de plastique souple, des millions de micro-capsules contiennent chacune des particules noires et blanches en suspension dans un fluide clair. Un champ électrique positif ou négatif permet de faire apparaître le groupe de particules souhaité à la surface du support, afin d’afficher, de modifier ou d’effacer les données. En juillet 2002, E-Ink présente le prototype du premier écran utilisant cette technologie. Développé en partenariat avec les sociétés Toppan et Philips, cet écran est commercialisé en 2004. Suivent d’autres écrans pour diverses tablettes électroniques de lecture, puis les premiers écrans souples (papier électronique) en noir et blanc. En mai 2007, E-Ink annonce sa nouvelle technologie d’encre électronique, le Vizplex qui reproduit l’apparence et la souplesse d’une feuille de papier.

1997 - Gallica
En octobre 1997, la Bibliothèque Nationale de France (BNF) met en ligne sa bibliothèque numérique Gallica. En accès libre, elle devient rapidement l’une des plus importantes bibliothèques numériques du Web. On y trouve les documents libres de droits du fonds numérisé de la BNF, depuis le Moyen-âge jusqu’au début du 20e siècle. Pour des raisons de coût, les documents sont essentiellement numérisés en mode image.

1998 – Les éditions 00h00
En mai 1998 sont créées en France les éditions 00h00, premier éditeur à vendre des livres numériques. Pas de stock, pas de contrainte physique de distribution. En 2000, le catalogue comprend 600 titres, dont une centaine d’œuvres originales et des rééditions électroniques d’ouvrages publiés par d’autres éditeurs.

1999 – Le Format Open eBook
En Septembre 1999 est créé le format Open eBook (OeB), un standard de livre numérique basé sur le langage XML (Extensible Markup Language) et défini par l’OeBPS (Open eBook Publication Structure). En avril 2005, l’Open eBook Forum change de nom pour devenir l’International Digital Publishing Forum (IDPF).

2000 – Le Million Book Project
Lancé en janvier 2000 par cinq professeurs de l’Université américaine Carnegie Mellon University, le Million Book Project a pour but de numériser un million de livres. Cette bibliothèque numérique est hébergée sur le site de l’Internet Archives. Les livres sont scannés puis convertis au format texte en utilisant la technologie OCR (Optical Character Recognition). Les collections du Million Book Project contiennent seulement 10,000 livres en Avril 2005. Le projet cède ensuite la place à l’Open Content Alliance (OCA), lancée par l’Internet Archives en Octobre 2005.

2000 - Mobipocket
Créée en mars 2000 par Thierry Brethes et Nathalie Ting, la société Mobipocket, basée à Paris, est spécialisée dans la lecture et la distribution sécurisée de livres numériques sur assistant personnel (PDA). Son logiciel de lecture, le Mobipocket Reader, est “universel“, c’est-à-dire utilisable sur tout assistant personnel (Palm Pilot, Pocket PC, eBookMan, Psion, etc.). En avril 2002, la société lance un Mobipocket Reader pour ordinateur. Au printemps 2003, le Mobipocket Reader équipe les premiers smartphones de Nokia et Sony Ericsson. En avril 2005, Mobipocket est racheté Amazon.com.

2000 – Le premier best-seller électronique
En juillet 2000 débute l’auto-publication électronique de The Plant du célèbre romancier américain Stephen King. Premier auteur de best-sellers à se lancer dans un tel pari, Stephen King commence d’abord par distribuer en mars 2000 sa nouvelle Riding The Bullet uniquement en version numérique. 400,000 exemplaires sont téléchargés en seulement 24 heures. Suite à ce succès à la fois médiatique et financier, il crée un site Web spécifique pour auto-publier The Plant en épisodes. Les chapitres paraissent à intervalles réguliers et sont téléchargeables dans plusieurs formats (PDF, OeB, HTML…). En décembre 2000, après la parution du sixième chapitre, l’auteur décide d’interrompre cette expérience, le nombre de téléchargements et de paiements ayant régulièrement baissé au fil des chapitres.

2000 – Microsoft Reader
En août 2000, Microsoft aborde le marché naissant du livre numérique en lançant son propre logiciel de lecture, le Microsoft Reader pour équiper le Pocket PC, l’assistant personnel de Microsoft lancé à la même date. Le Microsoft Reader est ensuite disponible pour toute la plateforme Windows. En octobre 2001, le Pocket PC troque le système d’exploitation Windows CE contre le Pocket PC 2002, qui permet la lecture de livres numériques sous droits.

2000 - Numilog
Lancée en septembre 2000, la librairie Numilog est la première librairie francophone à vendre exclusivement des livres numériques, par téléchargement et dans plusieurs formats. Fondée à Paris en Avril 2000, la société Numilog est à la fois une librairie en ligne, un studio de fabrication et un diffuseur de livres numériques.

2000 – Distributed Proofreaders
Conçu en Octobre 2000 par Charles Franks pour aider à la numérisation des livres du domaine public, Distributed Proofreaders (DP) est mis en ligne en mars 2001. Le concept est de permettre la correction partagée en fragmentant les livres en pages pouvant être relues par des correcteurs différents.

2000 – Version numérique de la Bible de Gutemberg
En novembre 2000, la version numérique de la Bible de Gutenberg est mise en ligne sur le site de la British Library. Datée de 1454 ou 1455, cette Bible est le premier ouvrage imprimé par Gutenberg dans son atelier de Mayence, en Allemagne. Sur les 180 exemplaires d’origine, 48 exemplaires, dont certains incomplets, existeraient toujours. La British Library en possède deux versions complètes et une partielle.

2000 – Le Smart Paper
En Décembre 2000, des chercheurs du PARC (Palo Alto Research Center), le centre Xerox de la Silicon Valley, créent la société Gyricon Media dans le but de commercialiser le SmartPaper, un modèle de papier électronique basé sur une technologie d’affichage dénommée Gyricon (elle-même développée depuis 1997).
Prises entre deux feuilles de plastique souple, des millions de micro-alvéoles contiennent des microbilles bicolores en suspension dans un liquide clair. Chaque bille est pourvue d’une charge électrique. Une impulsion électrique extérieure permet la rotation des billes, et donc le changement de couleur, afin d’afficher, de modifier ou d’effacer des données. La société disparaît en 2005, et les activités de recherche et développement se poursuivent au sein de Xerox.

2001 – Le Cybook
Première tablette électronique de lecture européenne, le Cybook est lancé en janvier 2001 par Cytale, une société française. Le téléchargement des livres et journaux numériques s’effectue à partir d’une librairie en ligne propre à Cytale, suite à des partenariats passés avec des éditeurs. Les ventes des trois modèles étant très inférieures aux pronostics, Cytale, mis en liquidation judiciaire, se voit contraint de cesser ses activités en juillet 2002. La commercialisation du Cybook est ensuite reprise par la société Bookeen, fondée en 2003. La deuxième génération de Cybook est disponible en juin 2004.

2001 – Palm Reader
En mars 2001, la société Palm fait l’acquisition de Peanutpress.com, éditeur et distributeur de livres numériques pour assistant personnel (PDA), qui appartenait jusque-là à la société NetLibrary. Le Peanut Reader devient le Palm Reader, utilisable aussi bien sur le Palm Pilot que sur le Pocket PC, et les 2,000 titres de Peanutpress.com sont transférés dans la librairie numérique Palm Digital Media. En juillet 2002, le Palm Reader est utilisable sur ordinateur.

2002 – 2004 – Démultiplication des lecteurs et des formats
Sans succès de nombreuses sociétés tentèrent d’imposer de nouveaux formats et des tablettes mobiles apportant la soi-disante révolution des usages et de démocratisation du livre électronique.

2004 – Google Print
En octobre 2004, Google lance la première partie de son programme Google Print, établi en partenariat avec les éditeurs pour consulter à l’écran des extraits de livres, puis commander les livres auprès d’une librairie en ligne. La version beta de Google Print est mise en ligne en Mai 2005. En Décembre 2004, Google lance la deuxième partie de son programme Google Print, cette fois à destination des bibliothèques, le but étant de numériser 15 millions de livres, à commencer par ceux des bibliothèques de plusieurs universités (Harvard, Stanford, Michigan, Oxford) et de la ville de New York. En Août 2005, le programme est suspendu pour cause de conflit avec les éditeurs de livres sous droits. Il reprend en Août 2006 sous le nom de Google Book Search (Google Livres).

2005 – L’Open Content Alliance
Lancé en octobre 2005 à l’instigation de l’Internet Archive, l’Open Content Alliance (OCA) est un projet public et coopératif de bibliothèque numérique mondiale. L’OCA regroupe de nombreux partenaires: Bibliothèques, universités, organisations gouvernementales, associations à but non lucratif, organismes culturels, sociétés informatiques. L’OCA souhaite s’inspirer de l’initiative de Google en évitant ses travers, à savoir la numérisation des livres sous droits sans l’accord préalable des éditeurs et des auteurs, tout comme la consultation et le téléchargement impossibles sur un autre moteur de recherche.

2006 – Mircosoft Live Search Books
En Décembre 2006 est lancée la version beta de Live Search Books, qui permet de faire des recherches par mots-clés dans les livres du domaine public scannés par Microsoft.

2007 - Flexible Display
En Grande- Bretagne, la société Plastic Logic consacre 100 millions de dollars au développement d’un livre électronique flexible, dont l’utilisation sera calquée sur celle d’un ouvrage classique. Sa sortie est programmée en 2008. Explication en images:

Le livre, un objet en voie de disparition
Bien-sûr, quand on pense “livre électronique“, on se focalise plutôt sur la création. Toutefois, le bouleversement que nous vivons actuellement ne réside pas là. Il concerne davantage l’existant, c’est-à-dire la numérisation du réelle, la disparition du livre traditionnel. Il n’est cependant pas question d’affirmer dans ces lignes que le livre papier va disparaître. Son usage qui lui est propre et l’échec (temporaire ?) des technologies quant à le supplanter ou le recréer de manière artificielle parle de lui-même. La fonction sociale est à la fois une simplicité et une réalité indépassable. Pour autant, certaines tendances peuvent à termes s’inverser. Par exemple, la domination du marché par les papiers sur les formats électroniques. La pérennité des livres sera sous forme numérique, c’est entendu. Ne serait-ce que pour des histoires de coûts et de conservation. Sur les 500 millions de livres edités par an, au moins une centaine de millions d’exemplaires restent invendus. C’est le cas de nombreux romans qui ne trouvent pas leur public. Ces livres partent au pilon.
Le support finira par ne plus importer pour de multiples raisons. Seuls les contenus garderont leur importance.
Ces nouvelles possibilités entraînent un glissement d’ampleur comparable à celle que Roland Barthes avait mise en évidence dans le passage de la notion d’œuvre à celle de texte. Du livre classique, on passe a la dématerialisation totale.

Les formats

CHM (Compiled HTML)
C’est le format HTML compilé de Microsoft. Toutes les versions de Windows savent afficher ces fichiers.
Le format CHM a plusieurs avantages:
- Le site complet tient en un seul fichier (plus facile à manipuler)
- Il occupe beaucoup moins de place sur disque que des fichiers HTML séparés.
- Il contient un moteur de recherche intégré.

DAISY (Digital Accessible Information SYstem).
On appelle les livres de ce format DTB (Digital Talking Books).
Les technologies actuelles permettent d’envisager le passage des livres analogiques aux formats numériques. Le standard DAISY est l’aboutissement de cette démarche. Ce format apporte un confort d’utilisation et des capacités nouvelles, de stockage et d’échanges.

DocBook
DocBook est une Définition de Type de Documents (DTD - Document Type Definition) en langage Standard de Balisage Généralisé (SGML - Standard Generalized Markup Language), qui définit un ensemble de balises pour des documents textes, et qui fonctionne comme le langage HTML.
DocBook est destiné à la rédaction de livres et d’articles. Comme tel, il fournit des balises (appelées encore marqueurs) pensées spécifiquement pour décrire des livres et des articles. Par exemple, les balises DocBook et sont utilisées pour créer les livres et les articles. Dans ces documents, des balises , , et seront utilisées. Les fichiers SGML DocBook sont stockés dans des fichiers texte avec un suffixe .sgml ou .gml
Lors de son traitement, un unique fichier SGML DocBook peut produire des fichiers HTML, PDF, PS, TXT ou d’autres formats de publication papier ou électronique. Le traitement est régi par des feuilles de style qui peuvent générer automatiquement une table des matières, la numérotation des pages, la numérotation des chapitres et des sections, et bien d’autres possibilités.
Tutoriel pour créer des documents au format DocBook

FBReader (open source)
Ce programme open source est disponible pour Windows, Linux et divers appareils mobiles. Il permet de créer facilement des contenus aux TXT, HTML, FB2, RTF, …

Foxit Reader
Foxit Reader est uniquement disponible pour Windows et ne permet que la création au format PDF.

Microsoft LIT
Microsoft Reader est disponible pour Windows et appareils mobiles Windows CE. Les fichiers crées sont au format .lit uniquement. Comme pour le format CHM, il inclut des DRM (Digital Rights Management).
Un programme dénommé “Convert Lit” permet de convertir les fichiers .lit au format HTML ou OEBPS.

Mobipocket
Pour être lus sur Mobipocket reader, les eBooks peuvent être crées aux formats .prc ou .mobi.

PDF (Portable Document Format)
La spécificité du PDF est de préserver la mise en forme (polices d’écritures, images, objets graphiques…) et ce quelle que soit l’application et la plateforme utilisées pour lire ledit fichier PDF. Pour l’instant il existe bien le PDF, souple quant aux fonctionnalités, largement répandu sur toutes les plateformes informatiques mais étrangement peu utilisé par les e-readers. Le Kindle s’appuie comme l’iRex et le Cybook sur le format Mobipocket.

Plucker
Plucker est un lecteur open source qui possède son propre format mais qui génère aussi des eBooks à partir de fichier HTML, de sites Web sites ou de flux. Le format Plucker est une archive compressée en HTML et ressemble donc au format CHM de Microsoft.

Open eBook
En septembre 1999 est créé le format Open eBook (OeB), un standard de livre numérique basé sur le langage XML (extensible markup language) et défini par l’OeBPS (open ebook publication structure).
En avril 2005, l’Open eBook Forum change de nom pour devenir l’ IDPF.

Sumatra PDF (open source)
Sumatra est uniquement disponible Windows.

TomeRaider
TomeRaider est un logiciel de lecture de fichiers textes permettant notamment de consulter une base de données en mode hors-ligne sous Windows, Palm OS ou PocketPC. Le format se caractérise par une forte compression de données, particulièrement adaptée aux grands fichiers. En utilisant JavaGoogle a lancé ce concept sous le nom de Google Gears.
Le programme n’est ni gratuit ni libre, mais une version d’essai est disponible.

Un format universel?
A l’image de la récente guerre des formats HD-DVD/Blu-Ray faisant écho à bien d’autres (DVD Audio/Super Audio CD, DCC/Mini-Disc, VHS/Betacam…), la question pour les éditeurs d’attendre la boîte noire qui leur garantira 0% de piratage semble une utopie irréaliste. L’un des principaux obstacles est celui de la compatibilité entre les systèmes de protection des contenus (les fameux DRM). Comme dans le monde de la musique, ils imposent aux constructeurs de passer des accords avec les éditeurs et d’adapter leurs appareils à des verrous technologiques pour que le lecteur puisse en profiter. Pour l’instant, les modèles de Sony et d’iRex ne savent lire, parmi les livres protégés par des DRM, que ceux qui répondent à leur propre format.
Pourquoi ne pas prendre le train en marche et dès à présent se pencher sur la diffusion sans DRM de contenus pour l’ensemble des terminaux disponibles? On peut citer en exemple la démocratisation du MP3. Celui-ci est apparu en 1995 mais en 1999 Napster entrait dans la vie des internautes et leur faisait découvrir la musique numérique via les échanges Peer-to-Peer.

Outils de creation

PDF
Vous trouverez sur l’excellent site Framasoft, un tutoriel en français de 79 pages, qui explique tout sur les différentes manières de créer des documents PDF avec des solutions Libres.

OpenOffice
OpenOffice fonctionne sous Windows, MacOS et Linux. La suite de logiciels permet de creer facilement des PDFs.

PDFCreator
PDFCreator est disponible pour Windows. Comme son nom l’indique, ce programme permet de réaliser facilement des documents au format PDF.

Jaxe
Jaxe est un éditeur XML multi-plateforme, écrit en java. Disponible pour Windows, MacOS et Linux. L’édition de document se fait en mode texte, les balises de début et de fin d’éléments étant affichées de manière graphique distinguant les éléments de types “bloc” et “en ligne“.
Très simple, l”utilisation repose sur deux menus: Un menu générique permettant la gestion des fichiers, l’édition et la visualisation et un deuxième menu spécifique au type de document en cours d’édition.

Mobipocket Creator
Le logiciel qui permet de créer les eBooks Mobipockets est Mobipocket Creator. Ce logiciel est totalement gratuit depuis septembre 2006. Il est facile d’utilisation et ergonomique. Tout utilisateur moyen des logiciels bureautiques réussira sans problème à créer son eBook en quelques minutes.

Palm eBook Studio
Cette application payante, mais d’un coût très raisonnable (environ 25 Euros), permet de créer les ebooks eReader. Ces documents sont spécialement adapté au PalmReader.

DropBook
Application gratuite, mais qui demande certaines connaissances informatiques.

Audiobook Builder
Les livres audio sont des format spécifiques ayant des caractéristiques particulières permettant notamment de faire varier la vitesse de lecture du fichier audio, de garder en mémoire le dernier endroit lu et d’inclure des chapitres. Ils peuvent être en format MP# ou AAC selon ses choix.

La lecture FLASH en double page.
Ce procédé offre un effet qui vise à reproduire la prise en main d’un livre. Si visuellement le résultat est impressionnant, on se rend vite compte, que les caractères sont trop petits, la lecture fatigante et désagréable. Ainsi, au bout de quelques minutes, on s’amuse juste à tourner les pages pour voir l’animation, puis on passe à autre chose.
Si l’on est un Webdesigner de génie, le mieux est encore de créer sa propre interface de lecture. Certains font des choses impressionnantes comme ici, mais le succès viendra de la lisibilité des contenus, pas uniquement du concept graphique et de l’animation.

Lecteurs
Les lecteurs de livres électroniques sont parfois eux-mêmes dénommés “livres électroniques” et cela n’est pas sans créer une certaine confusion.
Les premiers lecteurs grand public étaient des écrans larges à cristaux liquides, presque de la taille d’un scanner A4, souvent lourds et mal adaptés aux utilisateurs. A l’époque, la plupart des écrans étaient monochromes ou à niveaux de gris.

Aujourd’hui, malgré les progrès techniques, on en est toujours au même point tant au niveau industriel que commercial. Le consommateur potentiel ne trouve devant lui qu’une offre faible, coûteuse, est relayée par des circuits de distribution fragiles ou anecdotiques.
Par ailleurs, les chiffres de vente des e-readers est l’un des secrets les mieux gardés. On parle d’épuisement des stocks, de difficultés à fournir la demande, mais jamais de chiffre. Impossible donc de dire si le Kindle à aussi bien marché qu’Amazon le prétend, même chose pour le dernier Cybook. Pénurie certes, mais quel est la réalité derrière ces annonces ?

Chaque e-reader impose ses conditions pour le format de fichier et de mise en page.
Mobipocket, Palm Reader et Acrobat Reader sont les formats les plus connus et les plus utilisés pour lire des données de type livres électronique sur PDAs, Smartphones et ordinateurs. Ces outils sont gratuits et massivement utilisés. Pour une large diffusion, il est important que vos eBooks soient compatibles avec ces technologies.

Comme précisé ci-dessus, il existe de très nombreuses machines sur le marché. Voici une présentation des principaux modèles :

Sony Reader (PRS-505)
Le reader de Sony est l’une des offres qui semble la plus viable. Elle a d’ailleurs rencontré un certain succès au Japon et aux Etats-Unis où elle est commercialisée depuis plus d’un an. Le catalogue compte un peu plus de 10,000 titres, ce qui est très correct pour un début, même si cela reste très loin des capacités d’Amazon. Sony réfléchit à une commercialisation en France d’ici l’été, mais hésite sur sa stratégie distribution.

Cybook
Cybook est produit par une PME du 13e arrondissement de Paris: Bookeen. Ici, pas d’écran LCD mais une surface mate composée de millions de microcapsules de couleur noire et blanche. Ce procédé d’encre électronique est la clef de voûte de l’avenir de l’eBook. Une petite dizaine de sociétés dans le monde (dont Amazon et Sony) l’a à ce jour adopté pour fabriquer des tablettes de lecture. Son principal avantage est le confort inégalable qu’il offre à des yeux humains. L’appareil peut être employé des heures entières sans risque pour la rétine, et en pleine lumière, comme un livre normal.
D’un coût de 350 euros, le Cybook n’en reste pas moins un véritable ordinateur. A condition d’utiliser un format de texte dynamique, on peut ainsi grossir la taille des caractères, changer la police ou encore naviguer d’une page à l’autre à l’aide d’un bouton intégré. Autre atout, sa mémoire peut contenir plus de 10,000 titres, notamment en ajoutant une carte SD.
Aujourd’hui, Bookeen est un concepteur de livres électroniques ouvert à un maximum de formats: Mobipocket, Html, Text, Palmdoc et bientôt PDF. Pensé pour lire des livres sur son écran noir et blanc, le nouveau Cybook ne fait toutefois pas l’impasse sur le multimédia et peut également lire les photos, les fichiers MP3 voire des flux RSS, après synchronisation avec un ordinateur. Une sorte de mini-PDA en somme. Le Cybook offre un confort de lecture quasiment identique au livre papier, grâce à une technologie d’écran qui ne dégage aucune lumière mais convertit à la demande des pixels gris clairs en pixels noirs, avec un contraste proche du livre imprimé. La lecture en plein jour ne pose pas de problème puisque l’écran n’est pas une surface réfléchissante, ce qui est un plus appréciable pour ceux qui aiment lire en plein air. On se prête à rêver qu’une version couleur fasse rapidement son apparition, ce qui rendra la lecture de certains ouvrages illustrés beaucoup plus agréable.
Côté navigation, tout se fait grâce au bouton carré multidirectionnel en bas à droite du livre, dont le centre sert de bouton de validation ou d’options contextuelles. On passe d’une page à l’autre en appuyant à droite du bouton, et une barre de progression permet de se repérer dans l’ensemble de l’ouvrage.
Contrairement au livre classique dont il faut bon gré mal gré subir la mise en page de l’éditeur, le Cybook offre une grande souplesse. En quelques “clics”, le lecteur choisit la taille de police qui lui est la plus agréable, et peut même changer de police d’écriture s’il préfère l’Arial au Verdana, ou s’il souhaite bénéficier d’une police importée. Le livre devient enfin personnalisable, et la pagination des chapitres ou des notes de fin de livres sont utilement remplacés par des liens hypertextes. On peut également placer des signets (malheureusement sans leur donner de nom) ou sauter directement à une page précise. Dès que l’on rouvre le livre, la dernière page lue est celle affichée. On apprécie, également, la parfaite intégration du Cybook avec le logiciel et la librairie Mobipocket d’Amazon. Dès la connexion en USB, le Cybook est reconnu par Mobipocket, qui synchronise au besoin les flux RSS auxquels l’utilisateur s’est abonné, et remplit le livre des derniers ouvrages téléchargés. Enfin, côté autonomie, c’est la note parfaite. Il semble impossible d’en vider la batterie. On annonce 8,000 pages d’autonomie, et l’on ne saurait lui donner tort. Etant donné que la recharge se fait par l’USB, vous l’aurez rechargé en le synchronisant avant même de l’avoir vidé. L’absence de rétroéclairage et la technologie utilisée permet au constructeur de ne dépenser que très peu d’énergie pendant le fonctionnement. Seule la lecture de fichiers MP3 permet de mettre à plat la batterie.
Par contre, le Cybook semble souffrir des mêmes problèmes de distribution que le concurrent d’Amazon puisque le site annonce une indisponibilité du produit jusqu’a une date non-déterminée.

E-Reader Les Echos
Le quotidien économique Les Échos a officiellement lancé l’offre e-paper, une version électronique de son édition papier, assortie de deux lecteurs numériques dédiés.
Dans sa version légère, le terminal baptisé e-Reader, et fabriqué par la société française Ganaxa, pèse 180 grammes, et est doté de 64 Mo de mémoire de stockage. L’actualisation du contenu se fait par l’intermédiaire d’un câble USB connecté au PC. Ultrafin, il peut se glisser dans une poche ou dans un sac à main. L’encre électronique utilisée, sur un papier électronique souple permettant de concevoir des écrans plats très fins, procure un confort de lecture qui ne nécessite pas de rétroéclairage, élément très consommateur en énergie.

Iliad
Fabriqué par iRex Technologies (filiale de Philips Electronics), l’Iliad est proposé avec 128 Mo de mémoire et mesure 21 x 15,5 centimètres. Il possede un écran tactile qui facilite grandement la lecture. On peut annoter son livre sans passer par un clavier matériel, on peut afficher des fonctions depuis des petites icônes en bas de l’écran. Par contre, l’e-reader d’iRex est plus épais que ses concurrents, moins léger et encre électronique oblige, se montre très peu réactif quand on utilise sa surface tactile. Il est aussi très difficile de se procurer un exemplaire puisque le site Hollandais de la société semble être le seul canal de distribution a l’heure ou j’écris ces lignes. Il faut aussi compter 649 euros, ce qui encore beaucoup trop chère pour compter démocratiser l’eBook.

Amazon Kindle
Le jour de son lancement sur le marché américain, le 19 Novembre 2007, le Kindle, nouveau “livre électronique” d’Amazon, a été épuisé en seulement cinq heures et demie. Sur E-Bay le phénomène s’est amplifié puisque les unités disponibles affichaient un tarif démarrant à $1,500. Il est vrai que le Kindle apporte des innovations de taille.
L’écran, de 15 cm, a été conçu pour ressembler le plus possible à une feuille de papier imprimée. Il est blanc mat et ne dégage aucune lumière. Le texte, affiché en noir, semble inerte. Pour obtenir ce résultat, Amazon utilise la technologie de “l‘encre électronique” mise au point par des chercheurs du MIT et la société E-Ink.
D’autre part et surtout, le Kindle est un objet “communiquant”. Grâce à un émetteur-récepteur intégré, il est connecté en permanence au site Amazon Kindle Books, pour pouvoir télécharger des textes n’importe où et n’importe quand. Au départ, les ingénieurs avaient songé à utiliser le Wi-Fi. A la réflexion, ils ont préféré une solution plus chère, mais plus pratique et mieux sécurisée. Le Kindle est relié à Amazon via le nouveau réseau de téléphonie mobile à haut-débit de la compagnie Sprint, qui couvre presque tout le territoire des Etats-Unis.
D’un clic, le client consulte le catalogue, puis télécharge l’ouvrage de son choix, qu’il soit dans un taxi, à la plage, dans une salle d’attente, au restaurant avec des amis, ou dans son lit au milieu de la nuit.
Mi-février, Amazon proposait un catalogue de près de 100,000 livres numériques en tous genres. Ce lecteur est disponible sur http://amazon.com/kindle.
Les fichiers livres sont au format PRC, développé par Mobipocket, société française reprise par Amazon en 2005. Le Kindle peut aussi lire des fichiers Word, HTML, TXT, JPEG, GIF, PNG, et BMP, mais apparemment pas le PDF, format développé par Adobe, dont le libraire en ligne ne veut apparemment pas dépendre.
Pour le long terme, Amazon s’intéresse à une technologie futuriste, développée par la société E-Ink : L’écran souple, un livre électronique presque aussi mince qu’une feuille de papier, que l’on pourra ranger dans un classeur, plier dans sa poche, et même rouler comme un parchemin.
Si le Kindle propose bien des avantages, il reste encore loin d’être l’outil parfait, le sésame que l’industrie attendait pour (enfin) développer le marché du livre électronique. D’abord, la distribution est restreinte. On annonce une rupture de stock aux Etats-Unis et le Kindle n’est tout simplement pas disponible en France. Ensuite, la navigation est encore loin d’être agréable et adaptée au confort de lecture nécessaire. Pour passer d’une page à l’autre, la navigation ne pose pas de problème. Par contre, des qu’il s’agit d’accéder à un passage ou à un chapitre en particulier, l’opération devient beaucoup plus complexe. Idem pour les annotations et fichiers complémentaires. Enfin, l’écran n’est pas tactile, on navigue avec une sorte de molette qui actionne des menus-déroulant d’un autre âge. Le clavier est grossier et transforme le Kindle en sorte de calculatrice de supermarché, inesthétique au possible.

Le PC avec le lecteur du New-York Time
Il utilise la technologie vectorielle qui garantit une qualité irréprochable: La mise en page est recalculée chaque fois que l’on modifie la taille des caractères ou de la fenêtre. J’avoue que la démonstration est plutôt convaincante.

Le Téléphone portable
Il est possible de lire des eBooks sur mobiles via un programme permettant de convertir les fichiers texte en .jad et .jar. Ainsi, n’importe quel téléphone portable supportant le Java peut interpréter les eBooks. Par contre, il faut compter environ 600 ko pour un livre de 600 pages, soit 1 ko la page, ce qui va rapidement remplir votre mémoire.

L’Iphone
Un logiciel lecteur d’eBook est désormais disponible pour l’iPhone. Nommé ‘iPhoneBooks‘, il permet ainsi de lire les documents au format HTML et Text. Ainsi, cette application Web permet d’accéder à pas moins de 20,000 ebooks formatés pour l’écran de l’iPhone. Il est également possible de charger ses propres textes.
Booksoniphone est une autre application du même type. Pour vous la procurer, il faut pour cela accéder à l’url booksoniphone.com avec un iPhone.
Si vous avez un iPhone /iPod Touch jailbreaké, vous pouvez aussi lire des BDs, ou des eBooks avec l’excellent logiciel eBook. De meme, l’application iPhoneComic permet de lire des BDs scannées.

L’I-phone sera-t-il le chainon manquant ?
A y regarder d’assez près, l’iPod pourrait facilement devenir le champion des e-readers et démocratiser les usages du livre électronique. Apple sait comme peu de sociétés combiner avec autant de succès innovation et design. Si aujourd’hui, il n’est pas très confortable d’utiliser son iPhone pour lire des contenus électroniques, on peut peut-être se mettre a rêver d’un futur modèle intégrant également les technologies d’encre électronique. Car après-tout, on connait à peu près la recette du succès pour une démocratisation des masses. Un terminal tout en un, léger et design, la connectivité 3G, un écran tactile confortable et compatible avec l’encre électronique, une compatibilité avec tous les formats existants, un prix abordable… Pas la peine de réinventer la roue, toutes les conditions de la réussite existe, il suffit de les regrouper dans un seul et même projet. Malheureusement, aussi innovant que sont les produits comme le Kindle, cet iPhone de rêve est encore loin d’être une réalité.

Diffusion
Comment diffuser ses documents, comment les faire connaitre par un maximum de lecteurs potentiels ?
Pour répondre a cette question, nous avons liste quelques-uns des sites, portails et communautés Web incontournables.
Les livres électroniques sont essentiellement disponibles soit en téléchargement payant soit de manière gratuite pour les titres tombés dans le domaine public (cf. Projet Gutenberg).

AudioLivres
Ce site propose des livres audio gratuits au format MP3. Dans un premier temps, les livres seront lus automatiquement, avec un logiciel. Mais, le Webmaster recrute des lecteurs pour proposer des livres lus par une voix humaine, ce qui améliore évidemment la qualité des livres audio. Si vous voulez collaborer à cette organisation, il y a un formulaire de prise de contact sur le site.

Ebooksgratuits.com est animé par une centaine de bénévoles férus de technologie et de littérature. Ce site met en libre accès des livres entièrement numérisés.
A l’inverse des ouvrages scannés en mode image que propose principalement Google dans son programme de numérisation de de livres, les textes que l’on trouve sur Ebooksgratuits.com ont été “traités” par un logiciel de reconnaissance optique des caractères (OCR), puis relus attentivement par des yeux humains, avant d’être corrigés manuellement. Ô combien fastidieuse, cette chaîne de fabrication explique le peu d’ouvrages disponibles (environ 1,500), ce qui n’empêche pas ce site d’être l’un des mieux fournis du secteur. S’y trouvent principalement, dans plusieurs formats, des œuvres classiques passées dans le domaine public (soit 70 ans après le décès de leur auteur).

EbooksLib
De nombreux formats y sont disponibles (dont Mobipocket et Acrobat reader). Il y a environ 1,700 eBooks en Français, dont 287 gratuits. Ebookslib propose aussi les livres d’autres éditeurs ou distributeurs, dont ceux du site Mobipocket.
Autre point intéressant : Les membres du site peuvent télécharger le livre qu’ils ont acheté, gratuitement, sous forme d’un livre audio au format MP3 (il y en a 100 disponibles en permanence, les nouveaux étant faits à la demande, en cliquant sur un lien).

Gallica
Gallica (http://gallica.bnf.fr) regroupe plus de 90,000 ouvrages numérisés, accessibles gratuitement sur Internet. Victor Hugo, Chateaubriand, Villon, Proust, Zola… Le choix est immense. Surtout, on peut récupérer un fac-similé du livre, comme s’il était imprimé (au format TIFF multipages ou Adobe PDF). D’autres titres sont disponibles en mode texte.

Gutenberg
Gutenberg (www.gutenberg.org) est géré par des bénévoles du monde entier. Ce projet regroupe 19,000 ouvrages disponibles gratuitement. Beaucoup de livres en Anglais et en Espagnol, mais aussi en Français.

Livre pour Tous est une plateforme francophone qui progresse rapidement dans la communauté de lecteurs de livres électroniques. D’abord, parce qu’elle compte un grand nombre de publications (plus de 2,500 documents) et ensuite par la pluralité de typologies des contenus. En effet, le site n’héberge pas que des nouvelles mais aussi des bandes-dessinées, des cours et même des dictionnaires.

iPoche.fr
Le site iPoche.fr propose des classiques de la littérature Française en ligne, au format iPhone et iPod Touch.

Lecture sonore
Ce site gratuit et répondant aux normes accessiweb permet déficients visuels d’écouter ou de télécharger des œuvres littéraires libres de droits lues par un Donneur de Voix. Vous y trouverez des poèmes, des fables, des romans et des nouvelles.

Littérature à emporter
Les formats privilégiés sont eReader et/ou HTML.

Manybooks.net
Au menu, plus de 700 titres en français au format spécifique de “l’Iliad“. Manybooks.net propose en effet plusieurs formats adaptés à l’iPhone (iPhone Books.app adapté à l’application eBook, iPhone PDF et iPhone Bookmarklet qui permet la synchronisation des signets de Safari pour stocker l’intégralité de la page et ainsi permettre la lecture en mode déconnecté.

Numilog
Principal agrégateur français de livres numériques et de livres audio numériques, Numilog vous propose de diffuser vos livres en version numérique. Spécialiste des livres numériques depuis 1999, Numilog s’adresse à tous les éditeurs auxquels il propose des services de numérisation et de conversion de leurs ouvrages à des formats de lecture numériques variés, de protection technique des droits d’auteur (”Digital Rights Management” ou DRM) et de distribution de livres numériques sur de multiples canaux.
Numilog vous propose aussi de créer votre “eBooks Store“, une librairie numérique personnalisée.

Tousvoslivres.com
Tousvoslivres.com

Wikisource
Sur un principe de volontariat, Wikisource rassemble 2,600 textes en français, de plus de 800 auteurs.

Wikilivres
Autre site fondé sur le principe du Wiki, sur lequel on trouve de nombreux textes en langue Française, Anglaise, Allemande et Russe encore protégés dans l’Union Européenne ou aux USA.

Yahoo! Group E-Book
Une centaine de membres pour ce forum de discussion consacré à l’écriture électronique. Non-seulement il s’agit d’une place de débat où trouver des informations pertinentes consacrées aux dernières technologies, aux modèles économiques et aux moyens de diffusion, mais il s’agit aussi d’une communauté de lecteurs qui est potentiellement intéressées par vos écrits.

Zazieweb
Fondé en juin 1996 par Isabelle Aveline, Zazieweb est un site indépendant conçu pour tous les amoureux du livre, professionnels et amateurs. Suivant de près l’actualité du livre sur le Web, le site est un véritable portail d’information. L’annuaire de Zazieweb recense plus de 5,000 sites littéraires. Zazieweb offre aussi “des espaces d’échanges et de rencontres pour lecteurs communicants et actifs“. Une communauté active de plus de 10,000 membres ou e-lecteurs. Un vivier actif auprès duquel il est important de faire connaitre ses publications.

Autres vecteurs de distribution du livre électronique

Les blogs
Pour faire connaitre ses eBooks et aussi pour les distribuer, les plateformes de blogging offrent des perspectives intéressantes. Les bloggeurs qui bénéficient déjà d’un lectorat peuvent bien évidemment en profiter pour publier totalité ou extraits de leurs eBooks. Autre approche intéressante : Creer un blog spécifique comme celui-ci ou bien s’adosser à des blogs existants qui ont déjà une forte audience et/ou qui sont dédiés à l’écriture de livres électronique ou au principale sujet de votre eBook.

Google Books
Vous pouvez également publier vos écrits sur Google Books. Pour cela, deux moyens existent. Soit votre éditeur est membre du Programme Partenaires Google Livres et l’insertion devrait se faire assez rapidement, soit si vous avez publié votre livre à compte d’auteur ou si les droits sur ce dernier vous ont été reversés, vous pouvez inclure votre livre dans le programme de partenariat en expédiant vous-même les ouvrages concernés ou en les transférant au format PDF.

Peer-To-Peer
Les réseaux Peer-to-Peer sont d’importants canaux de distribution de l’eBook. Evidemment les principaux titres sont des reproductions illicites de publications disponibles dans le commerce. Cependant, on trouve aussi d’autres types de publications et cela dans tous les formats possibles et imaginables.

Torrents
Idem, sur les réseaux de torrents, ou l’on trouve aussi beaucoup de titres. A nouveau, beaucoup de copies de best-sellers mais pas seulement. Avec quelques bons mots-clés, on peut espérer que son eBook sera téléchargé par quelques internautes curieux. Par contre, il est dans ce cas difficile d’imaginer une monétisation possible à moins de ne publier que quelques extraits.

Les sites amateurs
Il ne faut pas non-plus négliger les sites amateurs. Certes le nombre de prospects y est réduit mais la plupart du temps il s’git d’une audience déjà sensibilisée au produit et qui est, la plupart du temps, en recherche de textes inédits. Un exemple avec cette petite boutique OS-Commerce.

Petits Editeurs
Il existe egalement un certain nombre de petits editeurs, bien souvent tres specialises dans un seul style d’ecriture, qui proposent une offre de livre electronique. C’est le cas par exemple avec Atheles.
Autre exemple avec la société Mot a mot.
Mot à mot offre la publication en ligne aux jeunes auteurs d’expression française (après passage obligé devant un comité de lecture). On trouve sur ce site associé à l’Université de Liège, une foultitude de textes d’auteurs talentueux. Cette maison d’édition virtuelle est destinée à accueillir des textes de création, quelles qu’en soient la forme (poésie, prose) et la nature (fiction, théâtre, textes poétiques). Il n’est pas ouvert aux ouvrages d’érudition, mais la critique littéraire n’est pas exclue. Les lecteurs peuvent faire part de leurs réactions à l’égard des oeuvres qui sont proposées sur le site.

Publie.net
Des auteurs contemporains de langue française se sont réunis pour éditer et diffuser directement leur travail à l’échelle internationale via les supports numériques: Publie.net
A un tarif unique de 7 Euros le téléchargement, Publie.net propose une large sélection de textes et travaux contemporains, y compris d’essais critiques et de recherches textes-images.

Les réseaux sociaux
Dernier canal de promotion et de distribution, les “réseaux sociaux”. De Facebook à MySpace en passant par les réseaux sociaux professionnels (Linkedin, Viadeo, Xing…) et verticaux (dont certains sont dédiés à la lecture), ils représentent un vecteur important pour toucher un lectorat potentiel ainsi que des leaders d’opinion capables de relayer une découverte littéraire auprès de plusieurs centaines/milliers d’Internautes. Pour cela, il ne faut pas hésiter à démultiplier les profils, à utiliser des applications tiers pour afficher totalité ou extraits de ses écrits, à joindre ou à créer des groupes de discussion dédiés…

De l’électronique vers le papier ?

Blurb
Blurb est un site qui a pour vocation de transformer les blogs ou autres sites en livres papier. Les démarches sont clairement expliquées sur le site ; il suffit de télécharger le logiciel de blurb, “booksmart“, qui est gratuit, de choisir le genre de livre que l’on a envie de faire, de “s’amuser” en ajoutant des photos, des histoires, et hop, le tour est joué. Il faut compter environ $30 pour un livre en couleur allant de une à quarante pages et avec une couverture solide (”hardcover“), et $45 pour 400 pages.

Lulu
Comme Blurb avec en plus une palette de services complète qui permet de professionnaliser sa campagne de promotion et de diffusion dans les réseaux de distribution virtuels et classiques. De l’obtention d’un numéro ISBN aux outils clé-en-main pour les réseaux sociaux, Lulu propose une offre alléchante pour faire remarquer son livre.

Strategie de promotion online
Rendre ses eBooks disponible est une bonne chose mais le faire savoir est encore mieux. Meme si vos écrits sont disponibles dans une dizaine de formats et disponibles sur 2 ou 3 plateformes de telechargement, cela ne suffira pas pour constituer un panel de lecteurs suffisant pour esperer le moindre succes et retour sur investissement.
Pour cela, il existe des moyens connus et classiques tels que les liens sponsorisés sur les moteurs de recherche et les affiliations. De meme, vous n’hésiterez pas à consacrer du temps à publier le lien qui pointe vers votre eBook ou vers sa principale page de présentation, sur de multiples blogs, réseaux sociaux, et forums de discussion.

Monétiser ses livres électroniques
En général, les royalties qui sont versées aux auteurs sont plutôt maigres. Quelques écrivains font fortune, mais ils sont des très peu nombreux en comparaison avec le nombre total d’auteurs qui gagnent un tant soit peu d’argent par leur talent.
En comparaison avec l’aventure papier, le livre électronique, à défaut de faire la fortune de ses auteurs, offre une meilleure pérennité et visibilité. Les livres électroniques s’intègrent à la masse du savoir humain parce qu’ils sont recensés et indexés par des moteurs de recherche et dupliqués à des centaines, milliers ou millions d’exemplaires.
C’est aussi la garantie de s’affranchir d’une certaine critique littéraire et pouvoir se confronter directement au regard du lecteur qui à aujourd’hui bien des possibilités pour faire connaitre son avis.

Lorsqu’on possède un blog, les outils ne manquent pas pour vendre un eBook.
Grâce aux solutions de paiement via Paypal, par SMS ou en Audiotel vous pouvez vendre n’importe quoi à partir de 1 € !
Quelques solutions de micro-paiement: www.allopass.com, www.micropaiement.com, www.123ticket.com, www.movo.fr
Vous pouvez aussi insérer de la publicité à l’intérieur de vos eBooks de la même façon que vous le faite avec un blog ou site Web.

Si votre eBook est payant, le mieux est encore de s’appuyer sur des programmes d’affiliation. Seul sur le Web, on a en effet peu de chances de vendre soi-même beaucoup d’exemplaires. Mais en utilisant des services tiers de type Zlio.com ou iDevAffiliate vous pouvez démultiplier votre force de frappe commerciale.

Enfin, ne pas oublier eBay qui peut éventuellement vous rapporter quelques ventes. On y trouve d’ailleurs déjà une longue liste d’eBook en vente.

Toutefois, soyons clair, aucun de ces moyens ne vous permettra de gagner une somme conséquente ou même d’amortir votre investissement. Pour cela, il n’y a qu’en passant par les maisons d’éditions bien installées que vous aurez la possibilité de générer de réels revenus.

Le livre électronique reste marginal même si promit à un avenir radieux
Au final, le support électronique pour le livre représente aujourd’hui quelques opportunités de niche mais dont le retour sur investissement reste complètement incertain. On nous promet des lendemains joyeux pour ceux qui sauront prendre le train dès aujourd’hui. Or, on nous tenait déjà le même discours il y a quelques années. Même si les progrès sont certains, le développement du livre électronique fait face a de multiples remparts. D’un point de vue technologique, il y a eu des avancées importantes, notamment en termes d’encres et d’écrans. Cependant, on est encore loin du format unique et d’un confort de lecture similaire à celui d’une publication papier. Idem en matière d’usages puisqu’on se borne a vouloir transposer les contenus papiers sur des supports numériques sans pour autant imaginer de nouvelles formes de contenus et de nouvelles façons d’envisager le livre en fonction des capacités et des usages que permettent les supports numériques et connectés. Les lecteurs sérieux de livres électroniques doivent souvent utiliser quatre ou cinq lecteurs différents pour avoir accès aux contenus, car tous les livres ne sont pas offerts dans tous les formats. Les livres électroniques coûtent habituellement aussi chers que leur version papier à leur lancement, ce qui fait rager bon nombre de lecteurs potentiels.
Pour l’auteur de livres électroniques, soyons clairs, la reconnaissance relève du parcours du combattant, et cela tout autant si ce n’est davantage qu’avec le schéma classique de l’édition papier. Le nombre d’auteurs de livres électroniques qui remportent un francs succès et qui vivent de leurs créations se compte sur les doigts de la main. Cependant, en multipliant les formats, les supports et les sources de diffusion, les auteurs peuvent espérer toucher un lectorat communautaire. En plus d’un certain talent pour l’écriture, il est donc nécessaire de devenir un expert en marketing online pour espérer tout au plus un succès d’estime.

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